Randonnez dans les forêts d'Ile-de-France

 

Les forêts d’Île-de-France sont une belle occasion de profiter de l'été indien pour randonner autour de Paris, découvrir la richesse de notre biodiversité et ces paysages imprégnés par l'histoire des rois de France, des peintres ou des philosophes. Explorez les forêts d'Île-de-France avec IGNrando' »

 

Randonnez vers les refuges et chalets de montagne

Cabanes non gardées, refuges gardiennés, hôtels d’altitude,… Ces dernières années, les refuges se sont métamorphosés devenant des lieux culturels, dédiés à la reccherche scientifique, ou des lieux touristiques, certains devenant même le but ultime de certaines randonnées et non plus seulement une étape.

Le Refuge du Glacier Blanc © Gilles Ehrmann - Adobe stock

Le Refuge du Glacier Blanc © Gilles Ehrmann

Refuges et chalets des clubs Alpins

L’histoire des refuges est liée à celle de l’alpinisme et de la conquête progressive des sommets.  En France, elle est aussi liée à l’histoire du Club Alpin Français qui fit construire la plupart des refuges utiles aux pratiquants de la montagne. Revenons sur un mouvement qui a débuté dans la seconde moitié du 19eme siècle en Europe et qui a marqué l’histoire.

 Club Alpin Français dans les Alpes françaises © Cindy - Adobe stock

Club Alpin Français dans les Alpes françaises © Cindy

Le club connaît de nombreux moments de gloire : la première ascension de la Meije, les premières expéditions himalayennes, les célèbres expéditions au Hidden Peak, à l’Annapurna, … Mais aussi la création des Chasseurs alpins (1888), le premier ski-club à Grenoble (1897),  … Tant d’autres initiatives encore qui mériteraient d’être mises au grand jour comme celles ayant conduit à la fondation de l’UNAT - Union nationale des associations de tourisme et de plein air  (1920), la création de « Réserves ou Parcs nationaux en pays de montagne » (1910), la création de la première fédération de la montagne (1942), son implication très forte dans la création des premiers parcs nationaux (notamment les Ecrins), etc...

Parc National des Ecrins © Stephane Pothin - Adobe Stock

Parc National des Ecrins © Stephane Pothin

L’alpinisme est bien sûr l’activité phare du club, qui compte dès sa fondation de nombreux grimpeurs de valeur. Puis le ski prendra une place importante dès 1890 évoluant peu à peu vers le ski-alpinisme. Dès 1920, le club organise également des visites de grottes : c’est la naissance de la spéléologie. Grace à la création de nombreux sentiers, mais aussi du fait de l’évolution des modes, le club connaît un fort développement de la randonnée (pédestre ou nordique) au lendemain de la guerre.

Enfin, les années 90 voient l’intégration de nombreuses disciplines nouvelles comme le vélo tout terrain, la descente de canyon ou la cascade de glace. En 1996 naît la Fédération françaises des clubs alpins et de montagnes. Aujourd’hui, la FFCAM  avec ses 100 000 licencié(e)s et 400 clubs participe au développement de la pratique de l'ensemble des activités de nature liées à la montagne. On lui attribue :

  • la gestion, l'entretien et la rénovation des refuges et chalets de montagne,
  • la préservation et la valorisation du patrimoine naturel,
  • l'exploration culturelle et scientifique de la montagne.

Les refuges et chalet d’hier à aujourd’hui ?

À partir de sa création en 1874, le Club alpin français (CAF) entreprend la construction de refuges et de sentiers  principalement dans les Alpes et les Pyrénées. En France, le premier refuge des Alpes a été celui des Grands Mulets (massif du Mont-Blanc), appartenant alors à la Compagnie des guides de Chamonix, il fut construit en 1853 avec une charpente en bois transportée à dos d'hommes et de mulets. Il appartient aujourd’hui à la fédération française des clubs alpins et de montagne(FFCAM) qui gère la majorité des refuges de montagne et compte actuellement 133 refuges ouverts au public, répartis dans les différents massifs.

À l'origine, les cabanes de bergers et les abris sous roche naturels tiennent lieu de refuges. Ces abris sont améliorés en construisant des murs de pierres prises sur place. Après la Seconde Guerre Mondiale, sous l’impulsion du CAF et le développement des sports de montagne, les abris spartiates sont peu à peu remplacés par des refuges à l'aspect de chalets munis de grandes baies pour profiter du paysage.

Dans les années 1970, la tendance est à plus de légèreté dans la construction. Le souci écologique prédomine, avec une autonomie et un confort accrus par l’emploi de matériaux isolants, panneaux solaires, etc.

Refuge du Gouter © Shcherbyna - Adobe Stock

Refuge du Gouter 3835m - Mont-Blanc © Shcherbyna

Depuis 2007,  le Code du tourisme donne un cadre juridique à ce mode particulier d'hébergement. Un refuge est ainsi "un établissement d'hébergement recevant du public gardé ou non, situé en altitude dans un site isolé". Cette notion d'isolement se caractérise par l'absence d'accès - par voie carrossable et par remontée mécanique téléportée ouvertes au public - et par l'inaccessibilité du lieu, pendant au moins une partie de l'année, aux véhicules et engins de secours. La vocation du refuge est d'offrir "un hébergement à caractère collectif à des personnes de passage". 

D'un confort rustique, les refuges ont évolué et tendent à se rapprocher des hôtels au gré de leur rénovation ou des nouvelles constructions. En raison de la forte activité des sports de montagne dans les Alpes et de la densité des sentiers, les refuges se sont développés dans les massifs. Certains refuges sont devenus mytiques comme le refuge du gouter devenu le symbole international de l'alpinisme ou le refuge de l'aigle perché à 3.450 mètres d'altitude face aux arêtes de la Meije. Ni hôtel, Ni gîte, les refuges de montagne accueillent familles, randonneurs, alpinistes, trailers, amoureux de la nature... Ils proposent une expérience de vie conviviale et communautaire, souvent déconnectée et plus rustique que votre quotidien. Les refuges sont des hébergements atypiques : paradoxalement, par leur isolement, ils rapprochent les personnes ! En prenant connaissance des petits gestes simples à adopter, c’est une expérience unique et chaleureuse qui s’offre à tous.

Plus récemment en 2014, des refuges se sont portés volontaires pour devenir des camps de base avancés pour la recherche scientifique et climatique. C'est l’objectif de l’opération Refuges sentinelles, lancée par le Parc national des Ecrins avec les refuges du Promontoire, du Pavé, du Pelvoux ou de Chamoissière depuis d'autres refuges ont rejoint le dispositif.

Trouver un refuge ou un chalet en Montagne

Tout pratiquant de la montagne peut accéder aux refuges, parfois sur réservation, les membres des clubs alpins bénéficient le plus souvent d'une réduction sur les tarifs de la nuitée dans les refuges FFCAM. Les refuges gardés sont ouverts en période estivale. Une partie du refuge, parfois sous forme d'annexe, reste ouverte l'hiver pour les amateurs de sports d'hiver (ski de randonnée, alpinisme hivernal) et les montagnards en détresse.

Sur les cartes IGN, les refuges sont matérialisés par un symbole de maison rose. S’il est plein avec une porte il s’agit d’un refuge ou gîte d’étape gardé, s’il est évidé en son centre avec une porte il s’agit d’un refuge non-gardé, et s’il n’a pas de porte il s’agit seulement d’un abri. Plus rarement, les refuges peuvent être indiqués par un rectangle noir plein surmonté d’un drapeau. 

Symbole des refuges sur les cartes IGN

Symboles des refuges sur les cartes TOP25 IGN

Trouver des itinéraires de randonnées pour profiter d’une étape au cœur de la nature, coupé du monde. Inutile de partir plusieurs jours en itinérance pour bénéficier du réconfort d’un gouter, d’un déjeuner ou pourquoi pas d’une nuit en altitude. Pensez à reserver surtout en haute saison !

Retrouvez l’ensemble des refuges de la Fédération Française de Montagne et d’escalade (FFCAM) sur le site IGNrando’ : https://ignrando.fr/fr/communautes/ffcam/

Découvrez les balades et randonnées vers les refuges et chalets de montagne