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Le slow Tourisme ou l'art de prendre son temps

Dans une époque hyper connectée dont l’image est devenue évanescente, dans un monde où tout va très vite, trop vite, où il faut tout voir d’une façon superficielle, un nouveau mode de pensée émerge : prendre son temps.

La définition officielle retenue en France pour le slow tourisme est « un tourisme à rythme lent, peu émetteur de CO², synonyme de patience, sérénité, découvertes approfondies, d’amélioration des connaissances et des acquis culturels ». Inspiré du slow food et slow travel, et d'une façon générale de tous les mouvements slow life, la tendance est à la qualité de vie. Il est possible que le virus et les confinements aient joué un rôle non négligeable dans cette prise de conscience.

Le slow tourisme est différent du tourisme « classique » comme la slow food qui visait à redécouvrir le goût d’une nourriture saine et de qualité. Dans un même état d’esprit, le slow tourisme consiste à privilégier des destinations proches en utilisant des moyens de transport moins polluants et en se focalisant sur une destination lointaine afin de la découvrir de manière plus détaillée, sur une durée plus longue.

Randonneurs dans les Pyrénées 

Randonneurs dans les Pyrénées ©Ourson+ - Adobe Stock

À l’inverse de notre quotidien digitalisé et numérisé, ce tourisme promeut l’échange et la reconnexion à la nature, la terre et à ses proches, en clair faire une digital détox et recharger les batteries. Se réveiller en écoutant le chant des oiseaux et profiter de la fraicheur revigorante d’une baignade dans la rivière l’après-midi et, en début de soirée, prendre l’apéritif au son des cigales sur une terrasse avec un décor naturel en cinémascope. Un seul mot d’ordre : vivre l’instant présent. Et surtout oublier les écrans et reprendre la lecture. Pour les plus accros, il existe des retraites digitales de yoga, méditation, cure thermale ou randonnée.

C’est une forme de voyage où l’on prend le temps de découvrir et de privilégier les rencontres avec les locaux. Place à la douceur du temps, la déconnexion et l’authenticité. Laisser les minutes s’écouler, observer, contempler.

Il n’est plus question de visiter au pas de course en se stressant pour toujours gagner plus de temps avec un planning strict prévu longtemps en avance, mais de revenir dans un mode détente et repos.

Adopter le slow travel, c’est agir en faveur d’un tourisme durable. Moins de déplacements, des rencontres avec la population locale (artisans, agriculteurs, restaurateurs, créateurs…) ou des activités douces telles que le vélo, la marche ou le canoé kayak. Un modèle alternatif de voyage qui favorise donc l’économie locale, la protection de l’environnement et les initiatives sociales. Place à la spontanéité, l’imprévu et à de nouvelles émotions.

 

Vélo dans les vignes

Les producteurs locaux ©minicel73 - Adobe Stock

L’intention de ce mode de tourisme est durable et donc opposée aux voyages circuits avec une multitude d’arrêts. On peut aller à l’autre bout du monde en se concentrant sur un lieu précis. Le but est de découvrir l’endroit où on atterrit et où on ne bougera plus pendant la durée des vacances.

Le slow tourisme est aussi propice aux activités sportives facilement accessibles telles que la marche ou la randonnée, le vélo, le canoé kayak et pourquoi pas la montgolfière. C’est avant tout un comportement touristique différent. L’objectif n’est pas de sillonner le monde et d’effectuer des sauts de puces de villes en villes. C’est aussi privilégier les guest house, les chambres d’hôtes ou des expériences de volontariat comme le Woofing, très prisé chez les jeunes. Hébergement et repas en échange de quelques heures de travail dans des fermes.

Vélo dans les vignes 

Vélo dans les vignes ©MarkelRedondoStudio/Stocksy - Adobe Stock

À l’heure où de plus en plus de voix s’élèvent contre la pollution provoquée par le secteur aérien, nombreux sont ceux qui choisissent des déplacements en train ou à vélo. Emprunter le Canal du Midi pour découvrir la cité du vin à Bordeaux ou la ville fortifiée de Carcassonne, descendre la Loire à vélo pour visiter les châteaux de Chambord, Chenonceaux et Amboise, ou encore parcourir la Vélodyssée à l’assaut de la côte Atlantique est une autre manière écologique de voyager.

Prendre le temps de découvrir le pont du Gard en kayak, les criques de l’île de Beauté en catamaran ou les falaises d’Étretat en paddle est un beau programme. Qui dit mobilité douce, dit aussi randonnées et trekking ! En France, les sites naturels ne manquent pas : les Vosges, le Jura, les Pyrénées… Autres modes de transports doux : l’âne, le cheval, le train à crémaillère, la roulotte et les croisières en péniche. Il existe environ 4 000 km de voies navigables pour voguer sur le Rhin, le Danube et la Seine. De quoi déconnecter au son du clapotis de l’eau.

Balade en Canoé 

Balade en Canoé ©Composer - Adobe Stock

Le slow tourisme fait de plus en plus d’adeptes au fil des années et présente de nombreux avantages, notamment en France. Découvrir le Gers en pénichette sans permis, les îles Anglo-normandes en voilier ou encore la Bourgogne à pied. La France s’adapte d’autant plus au slow tourisme :  gîte zéro déchet, un séjour en slow village, une douce parenthèse en écolodge, ou une déconnexion dans des cabanes éco-conçues...

Vélo dans les vignes

Ecolodge ©atosan - Adobe Stock

Les avantages du slow-tourisme sont nombreux :

  • Simplicité d’organisation : le fait que le slow tourisme se concentre sur un lieu en particulier est synonyme de rapidité en amont.
  • Une météo favorable : choisir le meilleur jour pour faire sa sortie en fonction du soleil afin de pouvoir profiter des meilleures conditions.
  • Annulation facile : pour une raison ou pour une autre, si le jour J on n’a pas la condition physique, il est toujours temps d’annuler et de reporter à un moment plus opportun pour moins de fatigue et moins de stress.
  • Plus relaxant : choisir son jour sans contrainte veut dire plus de flexibilité et surtout être loin des foules en misant sur des lieux précis.
  • Découverte de proximité : prendre le temps de flâner afin de découvrir des lieux qu’on n’aurait sûrement pas remarqués avec le tourisme lambda.
  • Bienfait pour l’environnement : rester sur place incite à moins prendre la voiture ou un autre avion ou train, mais plutôt à se balader à pied ou à vélo.
  • Connaissance des habitants de la région : prendre le temps de lier une relation avec les locaux pendant quelques jours ou tout simplement les questionner sur les lieux secrets des environs.

 

Voici quelques idées de lieux qui s’adaptent très bien au slow tourisme, mais les destinations ad-hoc sont infinies !

  

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