01 XT - Le Gueu du Saut et la vallée des Forges

  • Thématique Balade
  • Mis à jour le 21/05/2021
  • Identifiant 382086
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Location
Autre
Autre
Echelle  
durée / niveau
Rando pédestre
00h20 - Très facile
distance
1,3 km
type parcours
Boucle
altitude
482 m 65 m 442 m -64 m
Voir le profil altimétrique »
Lieu de départ
88220 Xertigny
accessibilite
prestations payantes
Non
type(s) de sol
Bitume
Graviers
Terre
Herbe
Mots clés
Cascade, Gué_du_Saut, Le_Rechentreux, La_terre_de_Laloeuf, les_terres_de_surséance

Photos & vidéos (3)

description

Ce circuit constitue la variante (une petite boucle de 1,3km pour un dénivelé de 65 m) par rapport au circuit 02 - XT, un peu plus long et d'un dénivelé plus important. Ils évoluent tous les deux en sens inverse des aiguilles d'une montre dans le cadre forestier d’une clairière semi ombragée. Le point de départ se situe au parking surplombant la cascade que nous traverserons au retour. Descendre la route goudronnée sur 800m vers le carrefour du Blanc Murger. Un peu avant celui-ci, prendre le sentier en épingle sur la gauche de la route puis traverser le pont de bois qui enjambe le Rechentreux et remonter par la forêt sur le chemin de cailloux jusqu’à dominer la cascade à l'embranchement des circuits 01, 02 et 10. Descendre par le sentier pentu vers la cascade et sa jolie chute de 5m. Elle conduit le ruisseau du Rechentreux se jeter dans la rivière de la Semouse en contrebas près du carrefour. Le Rechentreux s’écoule sur 4,6km, il prend sa source plein nord à l’étang des Noëls.
Ce lieu-dit Le Gué du Saut, est intitulé "Gueux du sceau" sur la carte de Cassini au 17ème siècle. Il constituait autrefois un petit hameau de 8 maisons abritant 49 habitants en 1887.

Prolonger l'expérience

Pour une meilleure expérience, et connaître tous les développements du projet "Xertigny Tour", pensez à créer un compte ignrando et à vous abonner à la communauté "Xertigny en Transitions" à l'adresse https://ignrando.fr/fr/communautes/xertigny-en-transitions-nature-culture-environnement. Vous y trouverez également la liste des points d'intérêt du territoire et toujours proches de l'un ou l'autre des 15 sentiers de randonnée du Xertigny Tour.

infos parcours (3)

1

La Scierie Viry

Très tôt on a exploité la force de l’eau dès qu’elle était significative pour des travaux qui pouvaient être effectués à l’endroit où cette énergie s’exprimait. Ainsi, tout au long des rivières on installait des moulins pour bénéficier d’une énergie capable selon les époques de moudre du grain, de frapper le fer, de scier le bois, d’activer un métier de tissage. L’aménagement d’un lit de rivière pour contraindre l’eau à travailler en actionnant une roue nécessitait de gros investissements. Il fallait aménager le terrain pour construire l'ouvrage autour de la roue, construire un canal, une digue et une retenue pour s'affranchir des périodes de crues ou d’étiage pour que le moulin tourne régulièrement le plus longtemps possible, implanter toutes les vannes nécessaires à la régulation des flux et enfin construire toute la mécanique de transfert de l'énergie entre la roue et les outils à actionner. Ce type de construction avant d’être rentable nécessitait de gros investissements collectifs. Ce furent les gens de pouvoir à travers les communautés monastiques et les gens de la noblesse qui eurent les moyens de faire travailler les paysans locaux à la construction de ces édifices pour ensuite en garder le privilège. La présence de cette ancienne scierie devant nous constitue le témoin d'une activité encore récente de ces nombreuses installations hydrauliques dispersées dans le paysage, là où l'eau pouvait apporter un soutien aux forces humaines ou animales. Vous trouverez plus d'information sur les moulins sur la brochure du département des deux sèvres à cette adresse : http://www.riverainsdefrance.org/uploads/docs/Moulins_a_eau.pdf
Pour voir un moulin en état de fonctionner, nous vous conseillons la visite du moulin Gentrey à Harsault à 15 kilomètres d'ici.
Informations complémentaires

88220 Xertigny
kilomètre 0,21
latitude 48.0001
altitude 477 m
longitude 6.40209
2

La tréfilerie du Blanc Murger dernier témoin de la vallée des forges

Nous sommes ici près d'un site métallurgique en activité qui constitue le dernier témoin industriel de toute cette vallée. Ici au Blanc Murger la plus ancienne des nombreuses forges de la vallée est devenue une tréfilerie la Société TDV qui emploie plus de 50 salariés. Elle est spécialisée dans les fils tréfilés spéciaux pour la visserie, l'électricité, les pièces industrielles et le bâtiment. Nous sommes ici en amont de la vallée de la Semouse, qui a été nommée "la vallée des forges" car elle a été le siège d’une dizaine d'établissements dont la moitié se trouvait côté Vosges.
La Forge de Semouse a été fondée en 1697, elle fournissait du fer à la tréfilerie de Plombières, créée en 1547.
Dirigée par les familles Hildebrand, puis De Pruines, la Forge de Semouse construisit établit une annexe en aval, la Forge Neuve, en 1833. Elle était spécialisée dans le laminage de tôles, puis dans la fabrication d’outils de taillanderie, coutellerie et couverts et employait 150 personnes dans les deux établissements.
En 1880, elle rachète cette Tréfilerie du Blanc Murger qui comptait 263 ouvriers en 1862 et installe une ligne de transport à voie étroite avec une locomotive le "tacot" pour relier les trois usines.
Illustration de cette période florissante des forges de la Vôge, Victor De Pruines se fit construire un château de style néo-renaissance en 1885 et qui se trouve toujours 2 km en aval sur cette vallée (voir le point d'intérêt sur la famille De Pruines).

Ces sites industriels se sont établis à proximité des sources énergétiques de l'époque préindustrielle. Il s'agissait de la force hydraulique pour actionner les marteaux qu'on appelait "martinets" et du carburant pour les fours apporté par le charbon de bois produit dans les grandes forêts du secteur. La révolution industrielle avec l'arrivée du charbon puis du pétrole et le développement des grandes voies de communication ont fait perdre tout leur intérêt énergétique à ces vallées d'accès difficile.

Notre département conserve cependant de nombreuses traces de ce passé à travers son industrie métallurgique. Il compte encore de nombreuses spécialités issues de ces savoirs faire ancestraux; tréfilerie, mécanique de précision, appareils de cryogénie, climatiseurs, constructions métalliques, équipements automobiles, chaudronnerie etc… Par ailleurs, ces forges d'autrefois ont laissé de nombreuses traces dans les toponymes locaux ainsi l'étang du martinet, la neuve forge, la forge neuve, la taillanderie témoignent encore de ces activités.
Informations complémentaires

88220 Xertigny
kilomètre 0,83
latitude 47.9932
altitude 449 m
longitude 6.40519
3

Le Gueux du Saut - Cascade, Casse-croûte et Casse-tête

Joli coin s'il en est parmi les nombreux paysages de Xertigny, cet espace offre de quoi se reposer, pique-niquer, ou méditer en pleine nature avec pour seul fond sonore celui du chant de l'eau. Pendant que certains s'amusent de l'eau que d'autres se plongent en méditation, les techniciens, les amoureux du calcul arithmétique ou de la physique élémentaire peuvent tenter une petite expérience de travaux dirigés. Elle consiste à faire le rapprochement avec les martinets de la vallée des forges en évaluant la puissance de cette cascade pour la comparer avec celle d'un personnage humain ou d'un cheval. A l'époque de la découverte de la machine à vapeur on s'est doté d'un moyen de comparer la puissance de la machine avec celle d'un cheval de trait et on a donc inventé le cheval vapeur. Cette mesure a peu à peu disparu mais on l'utilise encore pour donner la puissance d'un moteur ou d'un tracteur agricole. Aujourd'hui c'est le watt que les physiciens utilisent comme unité de mesure de puissance. Ainsi, si cette cascade fait chuter un mètre cube d'eau d'1 mètre de hauteur chaque seconde, elle produit une puissance théorique de 10 000 watt* ou 10 kilowatt. Selon la saison et le débit vous pouvez donc évaluer la puissance de cette merveille naturelle. Si on admet qu'en moyenne sur une année elle produit 0,5 mètre cube seconde chutant de 5 mètres on peut considérer qu'elle est capable de développer 25 000 watt. Comme entre temps nous avons perdu nos chevaux voici quelques indications de comparaison qui peuvent nous éclairer sur notre dépendance au pétrole :
• Un humain dans la force de l'âge peut développer 100 à 250 watts (mais pas en continu !...)
• Un cheval vapeur 736 watts (notre équivalence du cheval de trait - sans oublier de lui donner repos et nourriture)
• Un litre d'essence 10 000 watts pendant une heure ou 1 000 watts pendant 10 heures !... On estime qu'il faut 20 jours à un homme dans la force de l'âge pour produire autant d'énergie qu'un litre de pétrole.

(*) avec le facteur d'accélération de la pesanteur arrondi à 10 au lieu de 9,81
Informations complémentaires

88220 Xertigny
kilomètre 1,29
latitude 47.998
altitude 461 m
longitude 6.4019

Points d'interêt (2)

A

Le Château de Pruines un témoin des maîtres de forges

Patrimoine industriel
La forge de Semouse est fondée en 1697 pour fournir le fer à la tréfilerie de Plombières-les-Bains, dans une vallée possédant l'eau et le bois en abondance, idéal pour l'activité métallurgique en plein essor au début du XVIIIe siècle. En 1833 la forge devient la propriété d'André Hildebrand (1787-†1862) puis de la famille de Pruines. Les propriétaires de la forge lui donnent un regain de vigueur en construisant l'annexe de la "Forge Neuve" en aval, des ateliers plus vastes en 1850, une écurie, un lavoir et des logements d'ouvriers, pour lesquels Victor de Pruines reçoit un prix à l'exposition universelle de 1867 dans la section œuvres sociales.
Victor de Pruines (1810-†1889), officier de gendarmerie natif du Cantal, devient le gendre d'André Hildebrand en épousant en 1839 à Xertigny sa fille Éléonore (1817-†1877). Propriétaire de la forge en 1862 à la mort de son beau-père, il est également conseiller général du canton de Xertigny entre 1848 et 1871. En 1885, il décide de construire sa résidence principale à la Forge de Semouse, un château de style néorenaissance.
Son fils Albert de Pruines (1842-†1922) prend la succession des forges de Semouse (laminage des tôles), de la fabrication de produits finis en fer battu, couverts, taillanderie, étrilles... à Plombières-les-Bains, et rachète la tréfilerie du Blanc-Murger en 1880. Il avait été également capitaine du 1er bataillon de garde nationale mobile des Vosges pendant la guerre franco-allemande de 1870, conseiller général du canton de Xertigny de 1871 à 1880 & de 1886 à 1919, conseiller municipal de Plombières en 1884, membre du conseil d'administration de la Société générale des Eaux minérales de Vittel et de la Compagnie des Thermes de Plombières, et président du conseil d'administration des Houillères de Ronchamp en Haute-Saône. Albert de Pruines s'attache à développer les liaisons entre ses trois usines, avec une locomotive puis avec une ligne à voie étroite récompensée en 1909 à l'exposition internationale de l'Est de la France pour son action en faveur de l'économie sociale et de la mutualité. En 1895, il construit à côté du château une chapelle de style néoroman (datation par tradition orale), destinée à accueillir les dépouilles de ses parents et des membres de sa famille.
À sa mort en 1922, ses possessions passent par héritage à ses deux filles. La forge cesse ses activités en 1947 et devient une scierie entre 1953 et les années 1970. L'usine est actuellement désaffectée. Le château est acheté par un artisan nancéien en 1984. Jusqu'à aujourd'hui, il ne fait l'objet d'aucune inscription ou classement au titre des monuments historiques, mais son identification a été intégrée dans les enquêtes thématiques régionales (ancienne métallurgie vosgienne), patrimoine industriel et architecture rurale de Lorraine (Vôge méridionale), réalisées par le service régional de l'inventaire.
D'autres maîtres de forges ont construit des châteaux au XIXe siècle, tels le château de La Chaudeau de la famille de Buyer, situé en Haute-Saône au sud de Le Clerjus, et le Château Puton construit au XVIIIe siècle par le maître de forges et fermier général Georges Puton (1679-1737). Tous ces châteaux ont été construits lors de la période la plus florissante des forges de la Vôge.
Informations complémentaires

88220 Xertigny
kilomètre 1,70
latitude 47.9839
altitude 437 m
longitude 6.39868
Voir la fiche du point d'intéret »
B

La terre de Laloeuf en partage (1780)

Histoires et légendes
La moitié sud du ruisseau du Rechentreux sépare les deux massifs forestiers du Pergis et du Rechentreux. Ces deux forêts ont fait l'objet d'un partage historique que nous vous présentons ici. Avant le rattachement du Duché de Lorraine au Royaume de France qui eu officiellement lieu à la mort de Stanislas Leczinsky en 1766, les communautés de Xertigny, La Chapelle aux bois et Le Clerjus appartenaient ensemble au Comté de Fontenoy le Château. Les trois communautés libérées de cette appartenance devinrent ensemble propriétaires de 6 massifs forestiers : le Pergis, le Fays Duquint, le Fays Richard, la Torelle, le Rechentreux et le Chenot.
Un arrêt du conseil d’état du 5 janvier 1779 ordonne le partage de ces forêts entre les trois communautés.
Une première séance de partage eut lieu le 13 septembre 1780, en présence du conseiller du roi, du grand maître des eaux et forêts de France et des représentants des trois communautés.
L’assemblée élit domicile au logis d’Humbert Paillot à la Chapelle aux bois.
Mais les édiles ne sont pas en mesure de présenter les documents demandés : titres de propriétés respectifs (de leurs paroisse et hameaux) ainsi que leur droit d’usage des forêts de la terre de Laloeuf.
La seconde séance eut lieu le 15 septembre 1780, et les parties convinrent d’un partage en trois portions égales, avec une portion majorée de 100 arpents pour la communauté de Xertigny (en compensation d’une moindre attribution du bois du Pergis). La communauté du Clerjus obtint la forêt du Chenot, La Chapelle aux bois une petite partie de cette forêt, la totalité du fays Duquint et la majeure partie du Pergis. Xertigny obtint les forêts de la Torelle, du fays Richard, du Rechentreux et le reste du Pergis. La superficie attribuée à chacun est de 2330 arpents et 7 omées (plus 100 arpents et 1 omée pour Xertigny).
Le document final avec le plan fut signé le 30 janvier 1782. Aujourd’hui la forêt de Xertigny couvre 2000 ha soit 40% de la superficie totale de 5000 ha de la commune (dont 800ha de forêt communale gérée par l’ONF) .

NB : 1 arpent = environ 0,51 ha (100 arpents, environ 50 ha)
omée (ou ommée, vient de homme) : surface qu’un homme pouvait labourer en une journée (2,4 ares)

D’après le document aimablement transmis par M. Francis Lavez de Xertigny
Informations complémentaires

88220 Xertigny
kilomètre 0,86
latitude 48.0059
altitude 485 m
longitude 6.40342
Voir la fiche du point d'intéret »
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