Port Goulphar
- Thématique Lieux d'intérêt
- Mis à jour le 23/09/2021
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Producteurs
Restauration
Services et Commerces
Autre
Echelle
latitude
47.3023
|
longitude
-3.23092
|
altitude
27 m
|
|||
adresse
56360 Bangor
|
accessibilite
|
||||
services à proximité
Transports en commun
|
Photos & vidéos (2)
description
Le site
Le site de Goulphar a inspiré à Monet 12 des toiles qu’il a peintes à Belle Île, et, face à ce panorama grandiose, qui déroule sur plusieurs kilomètres une côte parsemée de rochers aux formes diverses, le regard ne sait où se poser. On comprend que Monet soit venu tant de fois poser son chevalet sur ce plateau qui domine la mer, et qu’il ait même entrepris de périlleuses descentes pour s’approcher de ces motifs et en changer les perspectives.
Les deux tableaux
Le point d’observation de ces deux toiles est légèrement différent : si l’on observe les différences de niveau entre le plateau horizontal de l’arrière-plan et le rocher pyramidal au centre du tableau, on voit dans l’un (W 1093), que Monet est descendu de quelques mètres, et il ne faut pas essayer de suivre sa trace…
Il a aussi modifié la composition de ses tableaux , dont les dimensions sont cependant rigoureusement identiques : dans l’un ( W 1093 ), les rochers sont aux 4 coins de la toile, et encadrent le rocher central, alors que dans l’autre (W 1095), par un saisissant effet de zoom, Monet opère un autre cadrage, en laissant l’eau occuper le premier plan, et en grossissant la masse rocheuse.
Toujours attentif aux jeux de la lumière, Monet évoque deux ambiances bien différentes dans ces deux tableaux : dans l’un (W1093), la lumière dorée qui semble venir de la droite illumine les parois rocheuses, soulignant en même temps les jeux de l’ombre, tandis que les légères touches bleu vert font circuler la mer entre les rochers : tout est calme, apaisé.
Quel contraste avec l’autre tableau (W 1095)… La lumière semble venir de l’horizon : sa clarté forme un contraste saisissant avec la masse sombre de l’arrière-plan, dont les lignes horizontales semblent fermer la vue. La touche est vigoureuse, les couleurs sont soutenues, et, au second plan, l’alternance des rochers et de la mer forme comme une frise où les triangles se succèdent. Le rocher, au centre de la toile, avec ses dégradés d’ocre et de vert, projette son ombre dans l’eau : là se retrouvent, inversés et agrandis, les triangles de la mer, où le vert et le bleu sont progressivement remplacés par des touches blanches.
Dans l’un et l’autre tableaux, Monet reste très fidèle aux formes des rochers : les crénelures, les découpes se retrouvent, identiques, dans les deux toiles. Son regard acéré, précis, ne change rien aux formes qu’il a choisi de représenter : seuls l’intéressent le cadrage et les jeux de lumière.
Monet, un regard...
Placé devant un panorama exceptionnel, où le regard peut se perdre, Monet nous montre toute sa maîtrise. Il travaille sur des toiles dont le format est limité, mais qui ne limitent en rien la puissance du tableau. Certes, il respecte scrupuleusement la composition de ses motifs, il observe et reproduit la moindre dentelure, la moindre fissure de ces rochers monstrueux ; la toile est « hardiment exacte » dira son ami et critique d’art Geffroy. Mais chaque toile aussi est unique… Le cadrage choisi donne de la profondeur au motif, et la précision des touches et des couleurs permet à Monet de fixer sur la toile l’impression unique du moment présent… Vous avez dit « impressionnisme » ???
Le site de Goulphar a inspiré à Monet 12 des toiles qu’il a peintes à Belle Île, et, face à ce panorama grandiose, qui déroule sur plusieurs kilomètres une côte parsemée de rochers aux formes diverses, le regard ne sait où se poser. On comprend que Monet soit venu tant de fois poser son chevalet sur ce plateau qui domine la mer, et qu’il ait même entrepris de périlleuses descentes pour s’approcher de ces motifs et en changer les perspectives.
Les deux tableaux
Le point d’observation de ces deux toiles est légèrement différent : si l’on observe les différences de niveau entre le plateau horizontal de l’arrière-plan et le rocher pyramidal au centre du tableau, on voit dans l’un (W 1093), que Monet est descendu de quelques mètres, et il ne faut pas essayer de suivre sa trace…
Il a aussi modifié la composition de ses tableaux , dont les dimensions sont cependant rigoureusement identiques : dans l’un ( W 1093 ), les rochers sont aux 4 coins de la toile, et encadrent le rocher central, alors que dans l’autre (W 1095), par un saisissant effet de zoom, Monet opère un autre cadrage, en laissant l’eau occuper le premier plan, et en grossissant la masse rocheuse.
Toujours attentif aux jeux de la lumière, Monet évoque deux ambiances bien différentes dans ces deux tableaux : dans l’un (W1093), la lumière dorée qui semble venir de la droite illumine les parois rocheuses, soulignant en même temps les jeux de l’ombre, tandis que les légères touches bleu vert font circuler la mer entre les rochers : tout est calme, apaisé.
Quel contraste avec l’autre tableau (W 1095)… La lumière semble venir de l’horizon : sa clarté forme un contraste saisissant avec la masse sombre de l’arrière-plan, dont les lignes horizontales semblent fermer la vue. La touche est vigoureuse, les couleurs sont soutenues, et, au second plan, l’alternance des rochers et de la mer forme comme une frise où les triangles se succèdent. Le rocher, au centre de la toile, avec ses dégradés d’ocre et de vert, projette son ombre dans l’eau : là se retrouvent, inversés et agrandis, les triangles de la mer, où le vert et le bleu sont progressivement remplacés par des touches blanches.
Dans l’un et l’autre tableaux, Monet reste très fidèle aux formes des rochers : les crénelures, les découpes se retrouvent, identiques, dans les deux toiles. Son regard acéré, précis, ne change rien aux formes qu’il a choisi de représenter : seuls l’intéressent le cadrage et les jeux de lumière.
Monet, un regard...
Placé devant un panorama exceptionnel, où le regard peut se perdre, Monet nous montre toute sa maîtrise. Il travaille sur des toiles dont le format est limité, mais qui ne limitent en rien la puissance du tableau. Certes, il respecte scrupuleusement la composition de ses motifs, il observe et reproduit la moindre dentelure, la moindre fissure de ces rochers monstrueux ; la toile est « hardiment exacte » dira son ami et critique d’art Geffroy. Mais chaque toile aussi est unique… Le cadrage choisi donne de la profondeur au motif, et la précision des touches et des couleurs permet à Monet de fixer sur la toile l’impression unique du moment présent… Vous avez dit « impressionnisme » ???
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