Ancienne chocolaterie Menier

  • Thématique Lieux d'intérêt
  • Mis à jour le 07/01/2018
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Echelle  
latitude
48.8576
longitude
2.62295
altitude
38 m
adresse
77186 Noisiel
accessibilite

Photos & vidéos (11)

description

L'ancienne chocolaterie Menier a été déclarée "plus grande chocolaterie du Monde" en 1893 (exposition universelle de Chicago).
Le Moulin Saulnier, du nom de son architecte et construite en 1872, est classé monument historique.
Le batiment appelé "cathédrale" a été construit en 1907

La description de la Nouvelle Usine en 1872 - source : BNF

Voici un extrait du numéro de mars 1872 des Nouvelles annales de la construction :

Nouvelle Usine de M. Menier à Noisiel (Seine-et-Marne)
Bâtiment à ossature métallique, sur la Marne
Contenant les moteurs hydrauliques et des machines de fabrication. PL. 11-12, 13-14.

Ce bâtiment vient d'être édifié à la place d'une ancienne construction faisant partie de l'usine de M. MÉNIER, et désignée sous le nom de moulin de Noisiel. Ce moulin, situé sur trois piles en maçonnerie, en travers de la Marne, était mû par une turbine et une roue hydraulique à axe horizontal, conservées dans la nouvelle disposition.
Comme il était établi à pans de bois, il commençait, depuis quelque temps, à se détériorer, et il fallut songer à le remplacer par une construction d'un autre genre, ce qui a conduit à adopter pour celle-ci l'ossature métallique.
De plus, la fabrication du chocolat prenant chaque jour un plus grand développement, on a profité de la reconstruction du bâtiment pour en augmenter la largeur de 1m.50, et la longueur d'une travée semblable à celles des trois piles primitives, formée par l'addition d'une quatrième pile, et comprenant une nouvelle turbine syphoïde de la force de 120 chevaux.

Le bâtiment reçoit toutes les machines de la fabrication du chocolat, et se trouve sujet à porter de fortes charges en certains endroits, et à éprouver les vibrations du mouvement des moteurs et des machines.
M. Jules SAULNIER, l'architecte de l'usine, a donc dû chercher pour sa construction une combinaison permettant de diviser les façades en triangles de briques qui empêchassent aucune fissure de se produire dans l'ensemble. Pour cela les murs de face ont été établis en treillis de fers à double T, disposés de façon à porter les poids et à résister aux vibrations, les remplissages en briques n'ayant d'autre but que de clore le bâtiment, et d'en diviser les façades en panneaux de peu d étendue, indépendants les uns des autres, et séparés du fer par un lit de mortier amortissant l'effet des trépidations.

Au point de vue artistique, M. SAULNIER a dû faire ce bâtiment de manière à le mettre en harmonie parfaite avec les autres corps de l'usine, qui tous ont été élevés sous sa direction.


Nous allons maintenant examiner les détails divers de cette nouvelle construction, et principalement son ossature métallique, fabriquée dans les ateliers de M. MOISANT, Ingénieur-constructeur, à Paris.
Cette ossature comprend, sur les piles, un véritable cadre en poutres tubulaires de 0m.715 de hauteur, et, à égale distance des deux côtés de ce cadre, deux autres cours de poutres tubulaires de même hauteur, destinées à supporter, avec le plancher du rez-de-chaussée, les colonnes des planchers supérieurs et les parties les plus importantes de la transmission.
Ces diverses poutres reposent sur des semelles en fonte de 0m.10 d'épaisseur formant sommiers sur les piles.
La partie supérieure de celles qui forment cadre supporte les pieds des différents montants en fer qui reçoivent les briques. Ces montants se subdivisent en montants principaux, assemblés à leur partie supérieure avec les fermes, en montants intermédiaires en fers à T simple, placés au droit des lucarnes, et en forts montants d'angles assemblés avec les arêtiers.
Ils sont reliés entre eux par un système de traverses horizontales en fers à T simple apparentes à l'intérieur, et de croisillons en fers à T double, à ailes inégales, apparents à l'extérieur.

L'ensemble des façades se compose donc, par suite, d'une série de losanges et de triangles garnis de briques. Un certain nombre des losanges reçoit les cadres des croisées.
Le comble se compose d'une suite de fermes cintrées, assemblées avec les montants, et réunies entre elles par des pannes en fers à T double, à ailes inégales.
Dans les intervalles des fermes sont fixés, sur les pannes, des chevrons en fers à T double, dont les extrémités sont coudées et reçoivent, en bout, la face en tôle ornée du chéneau. Sur les. fermes et les chevrons sont placées des cornières formant lattis où s'appliquent des tuiles MULLER.
La crête en poterie est emboîtée sur des tiges rondes en fer faisant partie du comble. Deux paratonnerres situés à chaque extrémité de ce dernier ne sont nullement isolés de la masse métallique; ils y sont au contraire reliés de façon que le fluide électrique puisse s'y répandre et se perdre ensuite dans l'eau au moyen de conducteurs.

La façade du côté de la cour de l'usine porte à sa partie supérieure une lucarne ornementée, supportée par des consoles en fer forgé, où se trouve disposée l'horloge; une marquise en fer surplombe la porte d'entrée.
La façade opposée est garnie dans sa hauteur d'une cage en forme demi-octogonale, dans laquelle est placé un escalier en fer qui dessert les différents étages.

Le bâtiment comprend cinq planchers : un de sous-sol, un de rez-de-chaussée, et trois de premier, deuxième et troisième étage. Celui du sous-sol, au-dessus des moteurs hydrauliques, se compose de solives en fer à T, recouvertes de tôle striée.
Celui du rez-de-chaussée est formé de solives en fers à T, placées perpendiculairement aux poutres longitudinales avec lesquelles elles sont assemblées. Les intervalles de ces solives sont garnis de voûtes en briques au-dessus desquelles sont les lambourdes recouvertes d'un parquetage.
Au milieu et dans les parties correspondantes aux axes des moteurs est placée une série de poutres en treillis, qui reçoivent les supports des arbres verticaux et horizontaux de transmission.

Le plancher du premier étage est supporté par des poitrails enfers à T sur lesquels passent, dans le sens de la longueur du bâtiment, des solives qui reçoivent des voûtes en briques munies de lambourdes et de parquetage. Ces poitrails sont supportés a leurs extrémités par des consoles faisant corps avec les montants des façades, et dans leur longueur par deux lignes de colonnes en fonte.

Au deuxième étage la disposition générale est la même qu'au premier, seulement le plancher ayant à supporter une charge considérable, les poitrails sont deux poutres tubulaires, entretoisées par les solives et soutenues par des colonnes.

Le troisième étage est semblable au premier; mais, au lieu d'être supporté par des colonnes, il est suspendu par des aiguilles en fer assemblées avec les fermes.

Toutes les croisées sont en fer et possèdent un double vitrage de manière à faciliter, à l'intérieur du bâtiment, le maintien de la température nécessaire à la fabrication du chocolat.
Le dessus des piles se trouvant environ à 3 mètres au-dessus du sol, on a dû élever les poutres du cadre à cette hauteur, de manière à les faire rouler sur les piles par les moyens employés pour lancer les grands ponts.

Poids des diverses parties métalliques.
Le poids total de l'ossature métallique, y compris les deux ponts d'accès, est de 460,000 kilogrammes, répartis de la manière suivante :
Ponts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .100,000 kil.
Façades . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .150,000
Combles et accessoires, chevrons, lattis, etc. . . . 50,000
Planchers et divers. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120,000
Fontes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40,000
Total . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 460,000
La surface totale du bâtiment est de 485 mètres carrés, ce qui donne environ 948k.50 pour le poids par mètre superficiel du bâtiment.

Autres descriptions techniques des procédés de fabrication de la Chocolaterie Menier

Le site de l'ENSAM - bibliothèque numérique permet la consultation des revues "Publications industrielles des machines-outils".
En particulier :
- le tome 21 de 1874 : broyeuses perfectionnées à 5 cylindres
- le tome 22 de 1875 : fabrique de chocolat-Menier
- le tome 26 de 1880 : turbine à hélice à axe horizontal
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